Le 9 septembre, Jacob Coxon, chercheur passé par Anthropic puis OpenAI, a démissionné en
accusant publiquement les deux entreprises de « jouer avec nos vies » dans la course à l'IA superintelligente ; son message, qui évoquait un risque d'extinction d'ici la fin de la décennie, a dépassé 150 millions de vues. Le scientifique en chef d'OpenAI, Jakub Pachocki, a publié dans la foulée un texte appelant les laboratoires à « coordonner pour ralentir » le développement quand
la situation l'exige.

Donald Trump a répondu le jour même en qualifiant ces appels de « conspiration malsaine », rejetant l'idée d'un risque existentiel en précisant que l’IA avait besoin d’un président “STRONG AND SMART (Avec un super QI !) et que les USA en disposaient.
Conséquence directe : Sam Altman a confirmé le 11 septembre, lors d'une réunion interne relayée par Bloomberg, qu'OpenAI envisage sérieusement de ralentir le développement de ses systèmes les plus avancés, sous réserve d'un accord de coordination avec d'autres laboratoires, accord qu'il reconnaît lui-même difficile à obtenir dans son intégralité. Et d'ajouter le 12 que OPEN-AI n'entrerait pas en bourse en 2026.
Dario Amodei, le PDG d'Anthropic, a publié le 12 septembre un texte intitulé « We Must Pace the Frontier » sur son site personnel appellant l'ensemble du secteur à ralentir délibérément le rythme d'amélioration des capacités des modèles, tout en refusant l'idée d'arrêter le développement. Sa formule : ne pas développer l'IA prive l'humanité de ses bénéfices ou la laisse entre les mains de régimes autoritaires, mais la développer trop vite est irresponsable.
Le texte a reçu un soutien rapide de figures normalement concurrentes : Sam Altman (OpenAI), Demis Hassabis (Google DeepMind) et Elon Musk (xAI) l'ont cosigné ou publiquement appuyé.
Il y a fort à parier que rien de philantropique la dedans mais juste une crainte de dépassement par les modèles chinois !
Le 14 septembre, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé à une « action urgente » face à des garde-fous jugés dépassés par les capacités des systèmes les plus avancés, citant notamment le risque d'IA qui s'échapperait de son environnement de test ou ferait pression sur ses développeurs pour éviter d'être désactivée.
« Je ralentis si tout le monde ralentit »
Ce que ces prises de position révèlent :
La montée en puissance des solutions chinoises concomitamment aux IPO et aux entrées en bourse des sociétés américaines est sûrement une des raisons de l’empressement des patrons US à vouloir “réguler” et surtout ériger des barrières à l’entrée.
Mais ce que nous ne devons pas oublier c’est que utiliser les outil d’IA engagent notre responsabilité, alors même qu’ils peuvent reposer sur une infrastructure technique dont le créateur reconnaît lui-même ne pas maîtriser l’évolution !
Sam Altman dans un entretien publié samedi 12 septembre, invoquant des préoccupations liées à la sécurité de l’intelligence artificielle. « Au vu de tout ce qui se passe en matière de sécurité, le moment serait mal choisi pour entrer en Bourse, et nous ne ressentons pas de pression en ce sens », a-t-il déclaré au magazine économique Fortune.

